La pédagogie inversée : les échanges en commun et les cours chez soi

Formation continue — Publié le 07/06/2016

Dans le modèle de la classe inversée, les leçons sont exportées en dehors de la classe, par l’intermédiaire de vidéos, de podcasts ou de textes à lire. 

Le temps d’interaction entre l’enseignant et les élèves peut donc être utilisé pour réaliser des activités et développer des compétences. On passe d’une logique de face à face à une logique de côte à côte.

L’acquisition des savoirs « théoriques » s’exerce chez soi : le lien avec l’enseignant se fait via une plateforme d’apprentissage aussi appelée LMS (Learning Management System). Le professeur y met à disposition les documents à étudier, les vidéos à visionner et les exercices à faire. Des quizz de type QCM peuvent aussi être proposés pour valider les connaissances du participant. L’apprenant progresse à son rythme et peut échanger avec l’enseignant comme avec les autres participants par le biais d’un forum privé. Cela se prépare dès le plus jeune âge et des expérimentations se développent à l’école, comme la première semaine de la classe inversée qui a eu lieu en janvier 2016.

Collaboratif et coopératif, en formation aussi

Lorsque la classe est inversée, le rythme change. Comme une partie du travail est réalisée hors présentiel, le temps en commun avec l’intervenant est utilisé à d’autres fins que la transmission d’information « top down ». Ainsi les participants à une formation peuvent-ils consacrer ce temps-là à des échanges entre eux, de façon plus « horizontale ». C’est ainsi que de nombreuses innovations ont déjà vu le jour, que mettent en pratique nombre d’organismes de formation.

S’inspirant des modes collaboratifs qui ont le vent en poupe, ils développent partage, échange et collaboration en formation aussi.

Plusieurs modes de pédagogie collaborative existent : les jeux, la pédagogie numérique (en mode hybride, dans les forums et les contributions attendues des participants), les exercices en sous-groupe, ou encore les fablabs.