Les étudiants MediaSchool : comme des pros

Vie des écoles — Publié le 26/04/2017

Après la théorie, place à la pratique. Les étudiants de MediaSchool font face à la réalité du terrain en participant à des études de cas réel. En mode « pro », ils établissent leurs recommandations stratégiques pour de vrais clients.

Former des futurs professionnels compétents et opérationnels, tel est l’ambition des écoles MediaSchool. Pour cela, elles multiplient les occasions de confronter leurs étudiants au marché du travail : des stages en entreprise ou des formations en alternance, des intervenants issus du monde professionnel ainsi que de nombreuses études de cas réels. Sur plusieurs semaines ou en mode intensive, ces dernières permettent aux jeunes de mettre en pratique leurs acquis et compétences au service d’entreprises.

Comment se déroule une étude de cas ?

Les entreprises font appel aux étudiants répartis en équipe pour répondre à une problématique, comme elles le feraient en temps normal avec des agences. Après le brief de l’entreprise, chaque équipe d’étudiants est alors mise en compétition face aux autres pour proposer les meilleures solutions. Accompagnés par des intervenants, les jeunes disposent de plus ou moins de temps pour étudier la question et établir une stratégie. Ils présentent enfin leur projet pendant un oral de 30 minutes (20 minutes de présentation et 10 minutes de questions-réponses). Chaque groupe est ensuite noté et un gagnant est désigné.

« Nos étudiants doivent mettre en pratique toutes les connaissances dont ils disposent pour, selon le brief et le cas, déterminer la cible, sa segmentation, établir un benchmark des actions déjà existantes, définir une stratégie et un plan de communication pour le client en passant par de l’achat média, de la création publicitaire, des actions de promotion de ventes, etc. », décrit Olivier Paenhuysen, directeur de la scolarité à l’ECS Bruxelles.

Learning by doing

Cette mise en situation est d’ailleurs plébiscitée par les étudiants qui aiment être challengés, à l’image de Laly Deblon, étudiante en M1 événementiel à l’ECS Bruxelles. Friande de ce genre d’exercice, son équipe a d’ailleurs gagné le défi lancé par Moët-Hennessy, appartenant au groupe LVMH : rajeunir la cible de la marque de Cognac tout en conservant son ADN.

« Travailler sur un vrai projet, avec un vrai client en face, représente une énorme plus-value pour nous à mettre en avant sur notre CV. Grâce à ces challenges, nous pouvons nous entraîner dans les mêmes conditions que celles qui nous attendent dans notre vie professionnelle, tout en étant dans la sécurité du cadre scolaire. »



De son côté, c’est surtout la montée en compétences que retient Pierre-Henri Gomez, étudiant en 3ème année de Bachelor à #SUPDEWEB Toulouse. Il a testé pour la première fois le concept d’études de cas en janvier dernier avec pour objet d’étude la start-up Noova, la marketplace qui référence les produits innovants de start-up du monde entier. Pendant une semaine intensive, ils ont dû réfléchir à la création d’outils pour augmenter le trafic sur le site, le taux de conversion et de rebond. Le tout en mode co-working et dans un environnement idéal pour travailler, le Quai des Savoirs à Toulouse..

 «Une semaine, c’est très rapide pour monter une stratégie complète. Ça nous oblige à travailler efficacement, sans rien remettre au lendemain. Nous avons notamment appris à bien travailler en équipe, en se répartissant correctement les tâches en fonction des compétences de chacun et en communicant régulièrement avec les autres. C’est aussi un bon exercice pour gérer son stress, surtout en cas d’urgence. L’expérience est fatigante mais très enrichissante et nous a fait beaucoup progresser. »

Un vivier d’idées pour les entreprises

Plus qu’un simple exercice pour les étudiants, les études de cas sont aussi une opportunité pour les entreprises de trouver de nombreuses idées à mettre en place. A l’image de Jacques Barthélémy, président des Hôtels de Charme et de Caractère, qui a pris une étudiante de l’ECS Toulouse en stage pour participer à la concrétisation des idées apportées lors d’une étude de cas. M. Pierre GUERIN, co-fondateur de Noova, qui a fait appel aux étudiants de #SUPDEWEB Toulouse, confirme la qualité de cette collaboration :

 « Le travail des étudiants a été très pertinent, voire même plus que ce qu’aurait pu faire une agence. Ils ont su pointer du doigt les points les plus urgents à traiter et prioriser les modifications à mettre en place. Nous avons été agréablement surpris par leur investissement et le travail final de très bonne qualité dans l’ensemble, encadré par des intervenants compétents. Nous gardons en tête les bonnes idées que l’on va creuser et mettre en place. »



Fortes de ce double constat, les écoles MediaSchool multiplient les partenariats avec les entreprises, apportant ainsi aux étudiants des expériences riches et variées. Ainsi, à l’ECS Marseille, les étudiants en 3ème année de Bachelor ont travaillé sur la création d’une campagne de communication pour améliorer la perception de Sodexo dans les cantines scolaires de la ville auprès des familles. D’autres en M2 ont travaillé pour le magasin Printemps et ont tenté de répondre à la problématique « Quelles actions marketing pour faire face aux nouvelles concurrences commerciales ? ». Autre exemple, autre univers, les étudiants de l’ECS Toulouse ont découvert la communication disruptive du Musée Saint-Raymond et travailleront en fin d’année scolaire sur un de ses projets. Différentes rencontres donc, qui constituent autant de lignes à faire falloir sur son CV et de contacts à ajouter à son carnet d’adresses et permettent se préparer ainsi au mieux à son avenir professionnel.